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La transformation numérique est un objectif que tous les gouvernements poursuivent afin d’aboutir à un futur numérique garantissant les meilleurs services de télécommunication et TIC. Le Maroc est déjà en voie de le faire.

La nouvelle ère du numérique, connue par la 4ème révolution industrielle, apportera des opportunités innombrables aux niveaux économique, social et technique. Son impact sera la transformation et requiert une adaptation aux nouvelles exigences et à la nouvelle réalité. Conscient de l’importance de la transformation numérique, le Royaume s’est lancé dans la course mondiale de la numérisation et a adopté durant la dernière décennie plusieurs programmes nationaux pour le développement du digital en lançant en 2017 l’Agence du développement du digital (ADD).

Point sur le secteur des télécommunications

Le Maroc est l’un des marchés de télécommunications les plus matures en Afrique. Trois opérateurs mobiles y sont présents à savoir : Maroc Telecom, Orange et Inwi. Fin décembre 2020, l'opérateur Maroc Telecom détenait la plus grande part du parc mobile avec 39,40% du marché, contre 34,54% pour Orange Maroc et 26,03% pour Inwi.

Selon les observateurs du secteur des télécommunications de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (anrt) fin décembre 2020. Durant cette période, le secteur a enregistré une évolution positive au niveau des parcs des différents segments. Elle a été portée, durant toute l’année, par une croissance soutenue du parc de l’internet ainsi que la consommation de données sur les segments du fixe et du mobile.

Ainsi,  fin décembre 2020, le parc des abonnés Internet (fixe et mobile) s’élevait à 29,80 millions d’identités, enregistrant une hausse annuelle de plus de 17% (+4.4 millions d’abonnements) et porte le taux de pénétration à près de 83%. L’Internet mobile enregistrait une hausse de plus de 17% et totalisait  plus de 27,74 millions d’abonnés.

Quant au parc Internet mobile 4G, sa croissance a dépassé 30% durant 2020 (+4,77 millions) pour atteindre près de 20,5 millions d’identités.

Pour sa part, le taux de pénétration mobile atteint 137,5%. Le parc post-payé mobile enregistre une croissance annuelle de 16,32% et s’établit à 5,48 millions d’abonnés au lieu de 4,71 millions  fin 2019.

Le parc de la téléphonie fixe s’établit à 2,3 millions d’abonnés marquant une hausse annuelle de 14,74% et un taux de pénétration de 6,56%. Le parc de l’ADSL s’élevait à 1,60 million  fin 2020 contre 1,47 million un an auparavant. Le parc FTTH (fibre optique) enregistre un taux de croissance de près de 80% sur une année et dépasse 218 000 abonnés.

En ce qui concerne les usages durant l’année 2020, le trafic data dans le segment du mobile a augmenté de 155% par rapport à 2019. Quant au fixe, il a augmenté de 56% par rapport à 2019 et s’accompagne par une hausse de 27,26% (par rapport à fin 2019) de la bande passante Internet internationale qui atteint 2 507 GB  fin 2020.

Le trafic voix sortant du mobile s’établit à 55,68 milliards de minutes et enregistre une baisse annuelle de 1,17%. Le nombre de minutes mobiles consommées mensuellement par client atteint 99 minutes en moyenne, contre 103 minutes une année auparavant. Le trafic SMS, quant à lui, dépasse 2,69 milliards d’unités et enregistre une baisse annuelle de 29,44%.

Le trafic voix sortant du fixe a été marqué, durant l’année 2020, par une baisse de 9,43% par rapport à 2019, impactant ainsi l’usage moyen sortant mensuel par client fixe, qui atteint 73 minutes au lieu de 87 minutes une année auparavant.

Où en est le Maroc de la 5G ?

Les opérateurs mobiles au Maroc se disent prêts pour le lancement de la 5G, mais attendent que les licences d’exploitation des fréquences leur soient octroyées par le régulateur du secteur (anrt). Il semble que le Royaume soit en train de préparer le terrain afin d’attribuer les licences et permettre la commercialisation des services 5G prévues pour 2024, selon les experts.

Un des aspects en cours d’étude est l’accessibilité au service 5G. La tarification des services de télécoms peut être souvent inégale, il est donc nécessaire de garantir l’accès à toutes les tranches de la société.

Vision numérique

Le Maroc a adopté durant la dernière décennie plusieurs programmes nationaux pour le développement du numérique. Plusieurs services d’e-gouvernement ont été mis en place, et le pays a pu améliorer la compétitivité et la productivité des PME, ce qui a amplifié la confiance dans le numérique. Toutefois, il fallait avoir une vision et des réglementations ainsi qu’un système de gouvernance pour pouvoir réaliser le rêve numérique. Voilà pourquoi, l’Agence de développement du digital (ADD) a été créée.

L’ADD est chargée de proposer au gouvernement les orientations générales à suivre en matière de développement du digital. En outre, elle a élaboré une note d’orientations générale pour le développement du digital pour les cinq prochaines années. Cette dernière a été présentée lors de son  Conseil d’administration de  en date du 23 décembre 2019.

L’Agence a formulé des orientations stratégiques à horizon 2025, visant les objectifs suivants :

  • Transformer les interactions avec l’administration publique, via la digitalisation de bout en bout des parcours citoyen/entreprise prioritaires, permettant d’améliorer la satisfaction des citoyens et des entreprises vis-à-vis des services rendus par l’administration dans ce cadre, avec comme objectif un taux de satisfaction de plus de 85% ;
  • Eriger le Maroc en tant que Hub digital et technologique de référence au niveau Africain, avec notamment une évolution significative dans le classement Online Service Index des Nations Unies (objectif de faire partie du top 3 en Afrique et d’être parmi les 40 premiers au niveau global) ; et l’installation de plus de 2 500 startups au cours des cinq prochaines années ;
  • Mettre le digital au service d’une société plus inclusive et égalitaire avec la réduction de la fracture numérique, la formation d’une nouvelle génération de 50 000 jeunes talents employables et le développement d’initiatives spécifiques dans les secteurs tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et l’artisanat.

Un des aspects de la transformation numérique au Maroc est la ville de Casablanca qui est un exemple des villes intelligentes en Afrique. La mission d’e-Madina est de créer et développer un écosystème smart city pour faire émerger des initiatives de transformation de la ville en utilisant les technologies numériques et les ressources matérielles et immatérielles disponibles. L’ambition du cluster e-Madina est de contribuer à la transformation de Casablanca en ville « plus intelligente » à travers une démarche pragmatique et réaliste.

La Royaume est sur la bonne trajectoire de la transformation numérique et son secteur de télécommunications est un des plus développés du continent Africain. Lorsque la 5G sera déployée, le Maroc sera sûrement le hub technologique de l’Afrique du Nord.

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