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Dans le cadre de l’exposition technologique GITEX 2017, Telecom Review a interviewé Rafiah Ibrahim, présidente d’Ericsson pour le Moyen-Orient et l’Afrique, qui a présenté la stratégie du fournisseur. Elle a expliqué comment ce dernier aide les opérateurs à plusieurs niveaux, tout en tenant compte de la spécificité de la région où ils opèrent.

Pouvez-vous nous donner plus de détails sur l’accord signé entre Ericsson et l’opérateur émirati du dans le cadre de GITEX 2017 ?

Nous avons conclu un partenariat avec du pour explorer de nouveaux moyens nous permettant d’offrir une plate-forme de Cloud aux entreprises pour promouvoir la facturation numérique flexible. On compte parmi les clients de du des entreprises établies aux E.A.U. et ailleurs. La facturation flexible aidera du à garantir les niveaux de services adéquats à ses clients et optimisera l’utilisation de la technologie parce que le Cloud garantit une expérience plus rapide et plus flexible. C’est ce que nous voulons pour du : offrir de meilleurs services à ses clients et une meilleure commercialisation, ainsi qu’élargir l’éventail d’entreprises avec lesquels il peut collaborer.

Plusieurs opérateurs de télécommunications se dirigent vers l’espace entreprise et œuvrent pour s’éloigner des sources de revenus traditionnels. Est-ce que Ericsson se considère comme catalyseur de cette tendance ?

Oui, notre mission est de les aider à monétiser davantage leurs sources de revenus ou renforcer celles existantes. Nous cherchons à les soutenir dans des domaines qui font déjà partie de notre portfolio. Nous pouvons donner une nouvelle méthode d’action améliorée ou offrir de nouveaux processus en utilisant les mêmes technologies que nous sommes en train de déployer. C’est à ce niveau que nous apportons une valeur ajoutée à nos clients actuels. Nous ne ciblons pas les entreprises directement.

Pouvez-vous nous informer de la stratégie d’Ericsson pour l’Afrique et le Moyen-Orient à l’horizon de 2018 ?

Nous avons trois types de clients en Afrique et au Moyen-Orient. La majorité des opérateurs de télécommunications au Moyen-Orient sont matures, c’est-à-dire ils ont déjà déployé la 4G. Ils savent bien comment réaliser une transition vers la 5G et veulent savoir s’ils peuvent utiliser leur réseau 4G actuel pour passer à la 5ème génération en prenant les mesures nécessaires sans trop investir. C’est le premier type de nos clients et nous continueront à  leur communiquer les moyens leur permettant de commencer à évoluer sans investir plus qu’ils en ont besoin.

Le deuxième type de clients est constitué par ceux qui viennent de déployer la 4G. Ils ont besoin d’optimiser leur réseau pour s’assurer qu’ils obtiennent la meilleure performance de réseau afin d’attirer les différents types d’utilisateurs qui peuvent être des jeunes, clients entreprises, etc., requérant tous différents types de plans de données. Nous partageons les meilleures pratiques avec  eux. Par exemple, nous avons aidé l’un d’eux qui, après avoir déployé la 4G en Égypte, avait besoin d’améliorer la qualité de son réseau.

Enfin, le dernier type de clients est ceux qui déploient encore la 3G. Cette dernière est largement utilisée en Afrique, notamment au niveau des données, donc notre rôle est d’offrir les meilleurs moyens pour assurer que les opérateurs peuvent offrir la 3G largement sans affecter la qualité de voix parce que celle-ci est aussi importante.

A l’horizon de 2018, l’objectif poursuivi est d’accorder l’attention aux trois types de clients que nous avons aujourd’hui.

Étant une entreprise mondiale qui dessert une large gamme de clients, quels sont les défis principaux qu’Ericsson doit relever ?

Les opérateurs qui entreprennent un projet qui requiert un long processus de déploiement ont besoin de ressources spécifiques. Par exemple, ils peuvent être en cours de déploiement d’un projet de transformation qui prendra deux ou trois ans. Par conséquent, l’allocation de ressources techniques et d’expertise que nous offrons seront très spécifiques tout en ciblant les types de compétences et le nombre de personnes.

Quant aux opérateurs qui requièrent un projet plus court, nous subvenons à leurs besoins à travers des canaux indirects. C’est la meilleure méthode parce que nous avons un écosystème qui garantit l’ordre et le déploiement ainsi que la formation des fournisseurs de services qui peuvent entreprendre le déploiement à notre place. Nous ne pouvons pas utiliser le même système que celui utilisé avec nos plus grands clients.

Actuellement, je suis en train d’examiner cette idée et d’ici 2018, j’aurai élaboré un plan mieux établi pour s’assurer que tous nos clients qui reçoivent l’assistance adéquate, sont satisfaits et que notre collaboration est avantageuse pour nous et pour eux.

A votre avis, l’éducation est-elle un obstacle pour les opérateurs de télécommunications qui essaient de passer outre leurs modèles d’affaires traditionnels ?

Actuellement, les opérateurs avec lesquels nous coopérons tiennent compte des nouveaux modèles d’affaires et ne sont pas accablés par les processus traditionnels. La majorité d’entre eux sont entrepreneuriaux et très conscients de leurs faiblesses. Ils mettent l’accent sur ces dernières et nous expliquent, par exemple, qu’ils ne veulent pas dépenser trop d’argent sur l’OPEX et qu’ils veulent monétiser leur CAPEX au cours d’un certain nombre d’années. Nous devons travailler en adoptant un modèle d’affaires différent pour les soutenir. Je pense que les opérateurs de télécommunications sont ouverts à de nouvelles opportunités.

Quelle différence existe entre les opérateurs des régions développées et ceux  des régions en voie de développement ?

En collaborant avec les grands opérateurs, il est plus facile pour nous de passer à une différente plate-forme tel que le Cloud, et de trouver des modèles d’affaires différents, parce que c’est de cette manière qu’ils peuvent progresser. Les petits opérateurs veulent la même chose mais à un niveau différent. Chez Ericsson, nous avons besoin de nous adapter plus rapidement aux exigences des opérateurs. Il faut qu’ils soient capables de souligner leurs faiblesses et nous  devons leur offrir ce dont ils ont besoin.

Vous avez mentionné que certains opérateurs sont encore en train de déployer   la 4G et  qu’en même temps, Ericsson œuvre pour aller de l’avant avec la 5G. Comment gardez-vous l’équilibre et quels sont vos plans pour les opérateurs voulant adopter la 5G ?

Ericsson a signé des mémorandums d’entente (MoU) avec des opérateurs développés, dans lesquels, nous nous concentrons sur le partage des meilleurs pratiques et cas d’utilisation dont certains  seront plus pertinents que pour d’autres.  La seule façon nous permettant de déterminer quel cas d’utilisation est le plus adéquat pour des opérateurs spécifiques est de savoir où résident leurs points forts, car le cas diffère d’un pays à l’autre. En Turquie, par exemple, l’agriculture peut constituer un cas d’utilisation important, mais ceci ne s’applique pas aux Émirats arabes unis où la robotique est plus importante.

Ericsson se base sur les expériences réalisées par les opérateurs dans une autre région du monde où certains cas d’utilisation ont été testés d’une façon plus avancée, puis nous discutons de ces méthodes avec les opérateurs avec lesquels nous travaillons dans cette région pour voir si les mêmes pratiques sont applicables pour eux aussi. Nous discutons avec ceux de cette région pour connaître s’ils peuvent monétiser certains cas d’utilisation. Si oui, nous pouvons alors travailler afin de concrétiser le déploiement.

Récemment, Ericsson a passé par des hauts et des bas. Pouvez-vous nous indiquer quelles sont les opportunités que l’entreprise compte exploiter afin de progresser et se remettre sur la bonne voie ?

La meilleure réponse à cette question sera d’expliquer notre portfolio et sur quoi nous nous concentrons actuellement. Au niveau de la technologie radio, la 5G représente la prochaine ère – elle permettra à tous les fournisseurs de mobile de franchir une nouvelle étape. Toutefois, nous devons savoir comment la rendre plus rapide, plus efficiente et plus facile pour que les opérateurs puissent évoluer en parallèle. C’est notre avantage compétitif – les opérateurs travaillent afin de concrétiser la 5G et nous aussi œuvrons dans le même but. Donc, au niveau de la technologie radio, c’est ce que nous cherchons : comment faciliter la transition vers la 5ème génération et comment monétiser la 4G.

Ericsson se concentre aussi sur la facturation et l’imposition de frais. Nous cherchons des méthodes pour automatiser la facturation et l’imposition de frais et les rendre plus flexibles. L’acquisition de client devient plus facile avec les systèmes de facturation automatiques. Nous travaillons dans ce domaine pour aider nos clients à réaliser la numérisation, parce que tout deviendra numérique. Ericsson veille à aider les opérateurs à adopter des pratiques plus numériques. Nous examinons leurs systèmes et les aidons à évoluer.

Enfin, nous explorons les services gérés qui ne sont pas liés, par exemple, à la maintenance bas de gamme sur le terrain. Ils sont liés à l’automatisation et l’accélération et facilitation des processus afin de garantir la meilleure expérience client. Il faut aussi chercher de nouveaux moyens afin d’ajouter de la valeur à ce que le client impartit à Ericsson.

Grâce à notre expérience et notre compréhension de l’utilisation de l’automatisation et des processus pertinents, nous pouvons réussir. Si nous promouvons ces domaines et soutenons les clients, ça sera une situation gagnante pour nous ainsi que pour les clients. Nous pensons, qu’à long terme, la concentration sur ces trois domaines est avantageuse pour les opérateurs et pour Ericsson.

 

 

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