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Cinq années après l'entrée de Free sur le marché mobile, les propos du PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues reflètent l'embellie constatée par les opérateurs de télécoms, qui ont amélioré leurs résultats l'an dernier.

« Nous avons été sur une tendance déflationniste durant cinq ans et l'on sent qu'elle peut s'inverser. Certains opérateurs font de la croissance, d'autres n'en sont pas loin, le marché a cessé de décroître, même si les situations restent contrastées », analyse Nicolas Teisseyre, le partenaire sénior de Roland Berger.

Signe de cette tendance, le troisième opérateur, Bouygues Telecom, présenté jusqu'ici comme le plus faible des quatre, a vu tous ses voyants passer au vert, avec un retour au bénéfice net et une hausse de 6% de son chiffre d'affaires, quand sa marge d'excédent brut d'exploitation (Ebitda), particulièrement observée dans le secteur, progresse de 3 points.

Même à SFR, la perte nette annuelle masque une embellie importante sur le dernier trimestre 2016, avec une hausse du chiffre d'affaires, mais également du nombre d'abonnés mobile, une première depuis le passage sous le pavillon Altice, en 2014.

Les opérateurs profitent des investissements réalisés, tant sur le fixe que sur le mobile, au cours des dernières années, en particulier Orange.

Les investissements dans la fibre du premier opérateur français ont été massifs, au point d'attirer l'attention de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), qui craint désormais le retour d'une forme de monopole de fait dans certaines zones du territoire.

La seule exception au tableau est SFR. La filiale d'Altice a annoncé avoir investi plus de deux milliards d'euros dans ses réseaux en 2016, après deux années d'investissements moindre du fait de sa réorganisation après son rachat en 2014, mais n'en profite pas encore.

Or, pour de nombreux experts, et les rumeurs régulières de reprise des négociations entre les opérateurs le démontrent, le marché reste difficile pour quatre opérateurs.

« La consolidation est peut-être un peu moins nécessaire et Bouygues Telecom est sans doute plus en situation de force, mais elle représenterait toujours le même intérêt et les mêmes bénéfices pour l'ensemble des acteurs », selon Thomas Coudry, analyste télécoms chez Brian, Garnier & Co.

 

 

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